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Combien de commerces compte Paris d'après les inventaires de l'Apur

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Combien de commerces compte Paris d'après les inventaires de l'Apur

Paris recense 60 517 commerces et services commerciaux en rez-de-chaussée en 2026, d'après le dixième inventaire de l'Apur : le nombre de commerces à Paris perd 329 unités depuis 2023, rue par rue et arrondissement par arrondissement, et la vacance des locaux monte à 11,7 %, hors bureaux et étages.

Trois inventaires, une même tendance

  • 61 541 commerces en 2020, 60 846 en 2023, 60 517 en 2026 : une baisse lente mais continue.
  • Le taux de vacance passe de 10,2 % à 11,7 % en six ans, soit 9 725 locaux vides sur 83 115.
  • Cafés, pâtisseries, friperies et salles de sport progressent ; habillement, librairies et commerces de culture reculent.

D'où viennent les chiffres du commerce parisien ?

Le décompte des commerces de Paris repose sur un recensement à pied, réalisé tous les trois ans par l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) avec la Ville de Paris et la CCI Paris Île-de-France. Des enquêteurs parcourent chaque rue, chaque avenue et chaque boulevard de la capitale et notent l'activité de tous les locaux situés en rez-de-chaussée : boutique, restaurant, agence, local vide ou en travaux. La base qui en sort, appelée BDCOM, sert de référence à la Ville pour piloter sa politique commerciale.

Ce périmètre explique pourquoi les chiffres de l'Apur diffèrent d'autres sources. Les bureaux et les activités installées en étage n'entrent pas dans le recensement, pas plus que les entreprises domiciliées sans vitrine ni le commerce en ligne. Une société peut ainsi avoir son siège à Paris, une adresse de domiciliation d'entreprise dans la capitale, et ne jamais apparaître dans l'inventaire faute de local ouvert sur la rue. À l'inverse, les registres d'immatriculation dénombrent des établissements, pas des vitrines, et donnent des totaux plus élevés.

Le terme « commerces et services commerciaux » regroupe le commerce de détail (alimentaire, équipement de la personne, culture et loisirs), les cafés, bars et restaurants, et les services de proximité ouverts au public : coiffeurs, pressings, agences immobilières, banques, cordonniers ou établissements de soins du corps. Chaque catégorie se suit d'une enquête à l'autre, ce qui permet de mesurer l'évolution fine du paysage commercial.

Quel est le nombre total de commerces à Paris ?

Le nombre de commerces à Paris atteint 60 517 commerces et services commerciaux selon l'enquête 2023-2026 de l'Apur, publiée par la Ville de Paris en octobre 2026. Ce total porte sur 83 115 locaux recensés en rez-de-chaussée, dont 9 725 sont vacants. Le précédent inventaire, arrêté en avril 2023, dénombrait 60 846 commerces sur 83 154 locaux, et celui de 2020 en totalisait 61 541.

Inventaire ApurCommerces et services commerciauxLocaux recensésLocaux vacantsTaux de vacance
202061 541non repris icinon repris ici10,2 %
Avril 202360 84683 1549 05910,9 %
202660 51783 1159 72511,7 %

Rapporté à la population, Paris aligne 28 commerces pour 1 000 habitants, une densité commerciale que la Ville présente comme très supérieure à celle du reste du Grand Paris et des autres grandes villes de France. Le quotidien Les Echos traduisait cette densité par une image parlante : un commerce tous les 42 mètres en moyenne dans les rues parisiennes, avec de forts contrastes d'un quartier à l'autre.

Comment évolue le nombre de commerces à Paris depuis 2020 ?

L'évolution du nombre de commerces à Paris dessine une baisse modérée : entre 2020 et 2023, un recul de 1,4 % que la Ville juge contenu malgré la crise sanitaire, puis 329 de moins entre 2023 et 2026. Sur six ans, la capitale perd donc un peu plus de 1 000 points de vente actifs, sans effondrement de son tissu commercial.

La vacance des locaux progresse plus nettement que la baisse du nombre de commerces. Le taux de vacance gagne 0,7 point entre 2020 et 2023, puis 0,8 point entre 2023 et 2026 pour atteindre 11,7 %. Une partie de ces locaux vides ne l'est que temporairement : en avril 2023, 1 565 des 9 059 locaux vacants, soit 17 %, se trouvaient en travaux avant une nouvelle ouverture. Un local vide ne signale donc pas toujours une fermeture définitive, mais aussi une rotation entre deux enseignes.

Les axes protégés par le plan local d'urbanisme résistent mieux. Le linéaire commercial protégé, qui couvre 313 km sur les 1 960 km de voies parisiennes, regroupe environ 37 000 commerces en 2026, soit 61 % du total, avec une vacance limitée à 9,8 %. Sur ces rues, le changement de destination d'un rez-de-chaussée commercial en logement ou en bureaux est encadré, ce qui freine la disparition des boutiques.

Les secteurs qui gagnent et ceux qui perdent du terrain

Le commerce alimentaire reste le socle du commerce parisien : il réunit 8 098 enseignes en 2026, en légère hausse, après un gain de 310 points de vente (+4 %) entre 2020 et 2023. Le détail par activité montre toutefois des trajectoires opposées. Les pâtisseries (+67), les chocolateries (+33), les glaciers (+25) et les torréfacteurs (+21) progressent, tandis que les primeurs (-24), les boucheries (-17) et les poissonneries (-14) reculent sur la même période. Boulangeries, épiceries et supérettes de quartier composent cette offre alimentaire aux côtés des commerces de bouche, et leur localisation suit la consommation des riverains plus que celle des visiteurs.

  • Cafés et restaurants : les bars et cafés gagnent 497 établissements en trois ans, portés par les coffee shops et les bars à chicha ; Paris dénombre 9 209 restaurants traditionnels et 4 053 points de restauration rapide.
  • Seconde main : les friperies atteignent 404 boutiques, 83 de plus qu'en 2023, et 18 librairies d'occasion figurent dans l'inventaire.
  • Forme et santé : les salles de sport gagnent 70 adresses et les professions médicales installées en rez-de-chaussée 57.
  • Culture et loisirs : le secteur perd 96 commerces entre 2023 et 2026, surtout des librairies et des vendeurs d'instruments de musique.

L'équipement de la personne subit la plus forte baisse : 621 commerces de moins (-8 %) entre 2020 et 2023, un repli que la Ville attribue à la montée du commerce en ligne. L'enquête 2026 confirme la disparition des enseignes de milieu de gamme dans l'habillement. Les activités dites « émergentes » compensent une partie de ces pertes : en 2023, l'Apur en relevait 863 de plus, dont 550 établissements de forme et de soins du corps, 112 boutiques de vêtements de seconde main et 97 magasins de vélos. Instituts de beauté, salons de massage et studios de yoga relèvent de cette catégorie des soins du corps, dont la croissance traduit le dynamisme des services face au recul de la mode.

Quels arrondissements et quels quartiers concentrent le plus de commerces ?

La répartition des commerces de Paris par arrondissement suit la géographie des flux : les quartiers centraux de la rive droite, très fréquentés par les actifs et les visiteurs, portent la plus forte densité commerciale. Le Marais, dans le secteur de Paris Centre, et les Champs-Élysées, dans le 8e arrondissement, sont cités par la Ville comme les quartiers où se lisent le mieux les nouvelles tendances, du café de spécialité à la boutique éphémère de marque.

Chaque grand axe possède sa propre structure commerciale. La rue de Rivoli et le boulevard Saint-Germain, sur la rive gauche pour ce dernier, alignent grandes enseignes d'habillement, librairies et cafés. L'avenue Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement, garde une offre de commerces de quartier haut de gamme. Plus au sud, l'avenue d'Italie, dans le 13e arrondissement, associe centre commercial et commerces de proximité, tandis que le faubourg Saint-Martin, dans le 10e, mêle restaurants, artisans et services commerciaux.

Les arrondissements périphériques ont une densité plus faible, rapportée au nombre d'habitants, et une offre davantage tournée vers le quotidien : alimentaire, pharmacie, coiffure, pressing. La moyenne parisienne de 28 commerces pour 1 000 habitants cache donc des écarts importants entre le centre de Paris, où l'activité de passage domine, et les quartiers résidentiels, où le commerce sert d'abord les riverains.

Ce que ces chiffres changent pour une entreprise qui cherche un emplacement

Le choix d'un emplacement commercial à Paris se lit à travers ces inventaires : une rue où la vacance dépasse nettement la moyenne parisienne signale un flux en baisse ou des loyers mal ajustés, une rue saturée de cafés laisse peu de place à un nouveau venu du même secteur. Les études publiées par les conseils en immobilier d'entreprise, comme Knight Frank, complètent ces données par l'état du marché des locaux commerciaux : loyers des artères principales, délais de commercialisation, arbitrage entre location et achat de bureaux ou de boutiques à Paris.

L'ouverture d'un local sur rue impose aussi des démarches propres à la capitale. Une enseigne en façade relève du règlement local de publicité, et une autorisation d'enseigne délivrée par la Ville précède toute pose. Sur les linéaires protégés, la destination du local est encadrée, et la Ville intervient parfois directement : son dispositif Paris Commerces soutient environ 650 commerces pour maintenir une offre de proximité.

Pour une activité de services sans vitrine, la question se pose autrement : un poste en espace de coworking ou en bureau privatif suffit souvent, et ce type d'implantation n'apparaît pas dans le décompte des commerces. Le recensement de l'Apur décrit la ville vue du trottoir, celle que voient les passants.

Le nombre de commerces à Paris en questions

Combien de commerces y a-t-il à Paris en 2026 ?

Paris dénombre 60 517 commerces et services commerciaux en rez-de-chaussée en 2026, selon la dixième enquête de l'Apur, de la Ville de Paris et de la CCI de Paris, sur 83 115 locaux recensés.

Quelle est la densité de commerces à Paris ?

La densité atteint 28 commerces pour 1 000 habitants, un niveau stable entre les enquêtes 2023 et 2026 et bien supérieur à celui des autres grandes villes françaises.

Quel est l'impact de la crise sanitaire sur les commerces parisiens ?

Entre 2020 et 2023, période marquée par la crise sanitaire, le nombre de commerces à Paris n'a baissé que de 1,4 %, mais le taux de vacance est passé de 10,2 % à 10,9 %, et l'équipement de la personne a perdu 621 points de vente.

Quels types de commerces progressent à Paris ?

Les bars et cafés (+497 en trois ans), les pâtisseries, les friperies (404 boutiques), les salles de sport et les professions médicales progressent entre 2023 et 2026, tandis que la culture et les loisirs reculent.

Sources : Ville de Paris, enquête Apur 2023-2026 sur le commerce parisien (mise à jour du 13/10/2026) et enquête 2023 sur les commerces émergents (mise à jour du 16/01/2024). D'autres portraits de professionnels installés à Paris complètent ces données.

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